Le guide de l'assurance logement

De prime abord, décrypter les offres des assureurs pour trouver la meilleure couverture, ce n’est pas simple. Pourtant, trouver une assurance logement qui réponde réellement à vos besoins, c’est possible, à condition d’en comprendre le fonctionnement.

La base de l’assurance logement

L’assurance habitation a l’obligation de couvrir les risques de catastrophes naturelles, de tempête et d’actes de terrorisme. Par ailleurs, elle prend généralement en charge les dégâts des eaux et les incendies. Par contre, les vols font parfois l’objet d’une mention particulière. C’est pourquoi il faut toujours vérifier précisément les garanties de base couvertes par le contrat. Personne n’aime les mauvaises surprises, encore moins après un sinistre.

La déclaration d’un sinistre doit se faire dans les 5 jours à partir du moment où il a été constaté, dans les 2 jours en cas de vol. Il faut photographier les dommages occasionnés, réunir les factures et ne pas laisser la situation s’aggraver. Il faudra ensuite attendre jusqu’à 3 mois pour être indemnisé.

L’assurance logement pour le locataire est obligatoire. A minima, elle doit comprendre la garantie « risques locatifs ». En revanche, un propriétaire n’est pas tenu de souscrire une assurance habitation. Elle est cependant conseillée. Dans les deux cas, la garantie « recours des voisins et des tiers » permet une protection si les biens de vos voisins subissent des dommages dont vous êtes tenu pour responsable.

Un autre contrat d’habitation est obligatoire : l’assurance collective de la copropriété qui couvre l’indemnisation des parties communes.

Les options supplémentaires

L’assurance multirisque qui regroupe plusieurs garanties est le contrat qui protège au mieux l’habitation et le mobilier. Depuis quelque temps, une nouvelle garantie couvre plus spécifiquement les objets électroniques, qui prennent une place de plus en plus importante dans notre quotidien, comme les ordinateurs ou la télévision. Les objets d’art ou de collection, quant à eux, entrent dans l’option « objets de valeur ». En fonction du type de bien, l’assureur proposera des options, mais aussi des conditions d’indemnisation plus ou moins contraignantes.

Pour les résidences secondaires, si l’habitation est située près du logement principal et que les séjours y sont fréquents, une extension de l’assurance initiale suffit. En revanche, un bien isolé comporte plus de risques. Il vaut alors mieux souscrire une assurance pour logement vacant. Les assureurs exigent néanmoins des mises en sécurité précises pour couvrir les vols. Une clause d’inhabitation dans le contrat impose un temps de séjour minimal par an dans la résidence secondaire.

Quel que soit le type d’assurance habitation contractée, vous devez donc être vigilant concernant l’ensemble des clauses et conditions destinées à protéger votre patrimoine immobilier. En cas d’insatisfaction, sachez que la loi Hamon vous permet de résilier le contrat au bout d’un an.